Accueil > Littérature jeunesse > Romans > << Page précedenteDu gout des voyages suivi de carnets du congo
Du gout des voyages suivi de carnets du congo
De Joseph Conrad
Paru le : 29/10/2007
Editeur : Des Equateurs
Collection :
ISBN : 2849900664
EAN : 9782849900666
Nb. de pages :
Poids : 113 g
Dimensions : 11.2cm x 17.1cm x 1.2cm
Epuisé
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Prix éditeur : 12.00 €
Prix deslivres : 11.40 € (-5%, Maximum legal autorisé)Loi Lang sur le prix unique du livre
du 10 juillet 1981
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du 10 juillet 1981
Quatrième de couverture
Du goût des voyages est un long article publié dans le National Geographic Magazine en 1924. Conrad y suit un double fil : il se livre d'abord à un exposé didactique sur les voyageurs-explorateurs et se souvient ensuite de l'influence de leurs récits sur son propre parcours.
Notes de première main prises à des fins journalistiques, ses Carnets du Congo gardent la trace d'une réalité africaine qui fut la sienne pendant sa malheureuse remontée du Congo en 1890.
Mis à part ce qu'ils disent en eux-mêmes, l'intérêt des deux textes réside dans l'éclairage qu'ils apportent sur les rapports que Joseph Conrad entretient avec son goût du voyage – The Romance of Travel, pour employer le titre anglais.
« J'irai là . » avait-il dit enfant, pointant son doigt dans le blanc de la carte, au cœur de l'Afrique. Lorsqu'il fut en âge, trente ans plus tard, d'aller « là », la carte avait été largement noircie et l'essentiel des explorations accomplies. Stanley, de retour d'Afrique et d'un périple qui l'avait mené d'une côte à l'autre du continent, avait été le premier, en 1878, à dessiner la carte du Congo - le premier briseur de rêves. Perdu dans la foule marseillaise qui, le long de la Cannebière, accueille triomphalement le grand explorateur, un tout jeune homme répondant au nom de Joseph Konrad Korzeniowski, s'était pourtant enthousiasmé avec les autres de l'exploit – la « romance », encore et toujours.
C'est elle aussi qui l'aura poussé, en 1890, lorsqu'il devient marin d'eau douce et trouve enfin un engagement sur un steamer miteux qui remonte le Congo, à remplir deux carnets de notes et de croquis en vue de la rédaction d'un récit pareil à ceux que publient les explorateurs au retour de leurs expéditions.
Dans l'ordonnance générale de l'œuvre, Conrad retrouve le chemin de l'Afrique grâce à deux nouvelles : Un avant-poste du progrès et Le cœur des ténèbres. Toutes deux ont en commun de remâcher, presque à chaque mot, les récits des grands explorateurs africains, avec en premier lieu Stanley et Livingstone.
On ne pourra que noter combien cet ultime texte, Du goût des voyages, calque sa structure sur Le cœur des ténèbres - mot pour mot, lorsqu'il s'agit d'évoquer, aux pôles, Sir John Franklin, l'Erebus et le Terror.
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Dans la presse
8 décembre 2007 Marianne Alexis Liebaert« J'irai là ! » C'était l'exclamation récurrente de l'écrivain Joseph Conrad, dont est fêté cette année le 150e anniversaire de la naissance. Les Équateurs saluent la mémoire de ce pionnier du récit d'aventures en republiant en un même volume deux textes en partie inédits : Carnets du Congo, embryon de son roman Au cœur des Ténèbres, et le bref essai testamentaire Du goût des voyages. Dépaysant.
7 décembre 2007 Le nouvel observateur Coup de cœur, Frédric Vitoux
Le titre du magnifique dernier texte de Joseph Conrad était au fond assez mal nommé : Du goût des voyages (en v.o. The Romance of Travels). Car le goût, au sens de délectation, lui était étranger. Et le voyage pour le voyage l'indifférait prodigieusement. Prendre la mer ne fut jamais pour lui un passe-temps mais un devoir. Ou un métier comme on voudra. On ne comprend rien à Conrad si on oublie cela.
7 décembre 2007 Valeurs actuelles Bruno de Cessole
Pour le cent-cinquantième anniversaire de la naissance de Joseph Conrad, les Éditions des Équateurs publient un petit livre précieux qui rassemble deux textes en partie inédits. Dans le Goût des voyages, Conrad confie son amour précoce de la géographie « la seule discipline scientifique à trouver son origine dans l'action et dans l'aventure ». Et, surtout, des récits d'exploration, maritimes et terrestres, qui ont conforté sa vocation de marin et d'explorateur. Dans Carnets du Congo, il retrace le périple qui sera à l'origine de son grand roman, Au cœur des ténèbres. S'il ne fut pas explorateur, Conrad, en revanche, fut, au premier chef, un formidable découvreur littéraire, traçant des voies nouvelles, et sondant, avec audace, les ténèbres du cœur humain.
1er décembre 2007 La République des lettres Pierre Assouline
Ce que je retiens de ce petit livre inconnu ? Un passage sur la mer qui garde le sens de son passé, le souvenir des exploits accomplis par sagesse ou par audace... Et puis, in fine, cette reconnaissance de dettes aux récits des explorateurs et des géographes qui ont bercé sa jeunesse, et qui est la vraie justification d'un texte écrit par un grand écrivain gagné par le sentiment de l'ultime départ : « C'est ainsi que, grâce aux livres de voyages et de découvertes, tous peuplés des ombres inoubliables des maîtres d'une pratique qui, en toute humilité, devait être un jour la mienne, la mer a été un endroit sacré pour moi... »
22 novembre 2007 Le point Christophe Ono-dit-Biot
Voici pour la première fois réunis, la matrice et le codicille de Au cœur des Ténèbres, texte mythique de Joseph Conrad plus connu sous le nom de son interprétation coppolesque Apocalypse Now. Deux courts textes, à découvrir à l'occasion du 150e anniversaire de la naissance de l'écrivain. Les Carnets du Congo regroupent ses notes d'expédition, consignées sur des carnets de cuir. Du goût des voyages développe l'ultime méditation de l'écrivain, qui se souvient qu'il fut d'abord un petit garçon, déclarant un jour devant ses camarades de classe, le doigt sur une carte d'Afrique : « J'irai là ! »
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Présentation de : Joseph Conrad
De cultures polonaise et française, Joseph Conrad n'a appris l'anglais qu'à l'âge de vingt et un ans. Il est aujourd'hui considéré comme un des plus grands écrivains de langue anglaise...Né en Ukraine polonaise, Conrad est le fils d'un homme de lettres, auteur dramatique et traducteur d'œuvres françaises et anglaises (Hugo et Shakespeare), qui fut déporté en Russie en raison de son activité patriotique au cours de la lutte pour la libération de la Pologne du joug russe. Sa mère mourut à trente-quatre ans, épuisée par les souffrances subies au cours de sa déportation. Son fils avait alors sept ans. On trouve là les germes de ce qui hantera son œuvre par la suite : solitude de l'héroïsme, vanité du sacrifice pour une cause perdue, conviction que loyauté et trahison se rejoignent dans la même illusion, dissolution de toute action dans l'irréalité, la corruption ou l'échec.
Manifestant une prédilection pour la géographie au lycée, il exprima très tôt, et à la surprise générale, son désir de devenir marin et à dix-sept ans se rendit à Marseille où il fut engagé sur divers navires de commerce. Il fréquenta les gens de la mer, mais aussi les milieux légitimistes et aristocratiques de la ville. Après quatre ans de cette existence, une déception amoureuse et des problèmes administratifs avec les autorités françaises, il quitta la France pour l'Angleterre sans connaître un mot d'anglais. Il y remédia en se plongeant dans Shakespeare à ses moments perdus. Voyages, aventures, traversées et retours se succédèrent sans trêve : l'Europe, l'Australie, l'Inde, l'île Maurice où il s'éprit d'une jeune fille qui se révéla être déjà fiancée, ce qui le plongea durant des jours dans une torpeur douloureuse. Après avoir pris un brevet de capitaine de la marine marchande anglaise, il se fit naturaliser sujet britannique en 1886.
En 1889, il commença à écrire La Folie-Almayer, mais dut partir pour une expérience cauchemardesque au Haut Congo dont il s'inspirera pour écrire Au cœur des ténèbres, et bien qu'il continuât son roman, ses traversées ne lui permirent cependant pas de l'achever avant 1894. Le succès qui couronna ses efforts immenses — l'anglais n'étant pas sa langue maternelle — décida de sa carrière.
Il épousa Jessie George, la fille rondelette et avenante d'un libraire, et, après quelques mois en Bretagne où Conrad souffrit de la goutte et de fièvres malariales, le jeune couple s'établit en Essex, puis dans le Kent, où l'écrivain se consacra exclusivement à la littérature. Il se lia d'amitié avec de nombreux écrivains dont John Galsworthy, Stephen Crane, Henry James. En quatorze ans, en dépit de la maladie et des difficultés financières, il donna une longue liste de chefs-d'œuvre — romans et nouvelles — par lesquels il introduisait dans le roman d'aventure et d'exotisme une profondeur d'analyse, une puissance symbolique qui le placent au rang des plus grands romanciers de tous les temps : Un paria des îles (1896), histoire d'une déchéance sur fond de décor malais, Le Nègre du « Narcisse » (1897), fable initiatique qui marque la fin de la période d'apprentissage, Au cœur des ténèbres (1899), retour cathartique de son expérience congolaise, Lord Jim (1900), sombre parabole morale sur la faute et la culpabilité, Jeunesse (1902), Typhon (1903), Nostromo (1904), considéré comme le sommet de son œuvre, L'agent secret (1907), parabole politique qui se déroule à Londres dans une atmosphère crépusculaire, La Flèche d'or (1919)...
Après des années de pénurie et une longue dépression nerveuse qui affecta ses capacités intellectuelles comme ses forces physiques, la fin de sa carrière d'écrivain devint beaucoup plus aisée matériellement lorsque la Liste civile lui accorda une pension annuelle. Il reprit la mer quelque temps durant la Première Guerre mondiale lorsque l'Amirauté britannique lui confia un service côtier, puis fit un voyage aux États-Unis où il reçut un accueil flatteur. Souffrant depuis longtemps de problèmes cardiaques, il mourut en août 1924, laissant un roman inachevé, L'attente, qui fut publié sous cette forme l'année suivante.
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