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Ma part d'ombre

De James Ellroy
Ma part d'ombre - James Ellroy
Paru le : 10/03/1999
Editeur : Rivages Poche
Collection :
ISBN :
EAN : 9782743604677
Nb. de pages : 576
Poids : 300 g
Dimensions : 0cm x 0cm x 0cm

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Ma part d'ombre - James Ellroy Agrandir la couverture
Autre(s) édition(s) disponible(s) :
Ma part d'ombre
Prix : 19.55 €
Paru le : 1997/03/07
Editeur : Rivages

Rayon(s) auquel(s) le livre est rattaché :
  Autobiographies   Récits

Quatrième de couverture Dans la presse Extrait du livre Présentation de James Ellroy

Quatrième de couverture

Ma part d'ombre est le récit d'une double enquête que mène Ellroy sur l'assassinat de sa mère, tuée le 22 juin 1958, et sur sa propre vie d'enfant orphelin, d'adolescent perturbé et d'écrivain hanté. Voyage à travers ses souvenirs les plus secrets, ce livre est aussi un reportage sur le crime en Amérique, et en particulier les meurtres de femmes, d'autant plus saisissant qu'Ellroy a travaillé aux côtés d'un policier de la brigade criminelle de Los Angeles, Bill Stoner, qui a tissé des liens de plus en plus forts avec l'auteur au fil des mois.


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Dans la presse

"Ma part d'ombre, infinie catharsis autant que cri d'amour."
Antoine de Gaudemar, Libération

"La matière est brûlante : chauffée à blanc par l'urgence du rythme, les saccades de la prose, l'avidité voyeuriste du regard, l'accumulation compulsive et la précision des détails."
Michel Abescat, Le Monde


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Extrait du livre

La vallée de San Gabriel était le paradis du minable blanc.
Le chemin de fer a fait sa percée en 1872 et déclenché un boom dans l'immobilier.La population de la vallée s'est accrue de 1000%. L.A. commençait à devenir une bourgade de bonne taille. Et la vallée en a tiré un paquet de pognon.
Les profiteurs immobiliers ont constitué la vallée en petites villes. Il en a résulté une croissance ininterrompue qui s'est poursuivie dans les années vingt. La population des villes a cru de manière exponentielle.
Les permis de construire ont été limités sur toute la largeur de la vallée. Les mexicains étaient cantonnés à des taudis et bidonvilles aux toits de tôle. Les nègres n'étaient pas autorisés à circuler dans les rues une fois la nuit tombée..........
La dépression a mis un coup de frein à la croissance de la vallée de San Gabriel.La seconde guerre mondiale l'a ressuscitée. Les G.I's démobilisés se sont branchés sur les nouveaux branchés.
Lotissements et divisions par lots se sont multipliés. Champs de noyers et vergers ont été bousillés pour faire de la place encore et encore; les limites de la ville se sont étendues.
La population a cru en flèche dans les années 50. Le commerce lié à l'agriculture s'est mis à battre de l'aile. Se sont mises à fleurir industries manufacturières et industries légères. L'autoroute de san Bernardino s'étirait de puis le centre ville de L.A. jusqu'au sud d'El Monte. Les automobiles sont devenues une nécessité.
Le smog est arrivé. De nouveaux lotissements d'habitation ont vu le jour.L'économie florissante a donné un nouvel aspect à la vallée sans en modifier d'aucune manière son caractère d'ouest sauvage.
Il y avait là des réfugiés du Dust Bowl et leurs gamins adolescents. Il y avait là des pachucos coiffés en queue de canard, vetus de chemises sir Guy et de pantalons de toile Kaki au bas fendus. Les bouseux de l'Oklahoma haissaient les espingos de la même manière que les vieux cow-boys haissaient les indiens


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Présentation de : James Ellroy

James Ellroy

James Ellroy est né à Los Angeles le 4 mars 1948 d'un père comptable et d'une mère infirmière d'origine allemande. Ses parents divorcent six ans plus tard. Il emménage avec sa mère dans un quartier populaire de Los Angeles, El Monte. James est déjà un lecteur fervent de littérature policière.
Geneva Hilliker Ellroy (1915-1958), sa mère, est assassinée le 22 juin 1958 et retrouvée par une bande de jeunes près du lycée Arroyos. L'assassin ne sera jamais arrêté. James est confié à son père bienveillant, mais il est livré à lui-même. Il sombrera peu à peu dans la délinquance. C'est à cette époque que commencent ses premières intrusions. Il fait la connaissance de Randy Rice en 1961, à qui est d'ailleurs dédié Brown's Requiem.
James Ellroy se fait renvoyer du collège à 17 ans, sans diplôme. Alors que la santé de son père se dégrade, Ellroy s'engage dans l'armée en 1965 et fait ses armes en Louisiane. Le père succombera rapidement d'une crise cardiaque. Sa mort marque le début d'une lente descente aux enfers. Ellroy se fait réformer de l'armée, il retrouve son ami Randy et sombre avec lui dans la consommation d'alcool et de drogue.

Ellroy vit plus de dix ans sans domicile, parfois dans de petites chambres d'hôtel miteuses, de boulots sporadiques, de larcins, dormant dans les parcs, s'introduisant chez les gens, moins pour cambrioler (il vole des sous-vêtements, de l'alcool, de l'herbe, des cartes de crédit), que pour ressentir le grand frisson.En 1975, un abcès au poumon ainsi qu'une double pneumonie le font renoncer aux abus d'alcool. Il prendra des amphétamines jusqu'en 1977, avant d'arrêter définitivement toutes substances toxiques. Il brise le cercle infernal dans lequel il s'est enfermé. Il devient caddie de golf à Los Angeles et commence une vie plus rangée. En 1978, il s'inspire de son expérience de caddie, de son amour pour la musique classique, pour poser la trame de fond d'un premier roman : Brown's Requiem, publié en 1981, et écrit selon son auteur "debout, dans une chambre d'hôtel miteuse". Il poursuit avec Clandestin (1982), tente de donner corps à une autre de ses obsessions, le gangstérisme juif des années trente et quarante, dans Confessions of Bugsy Siegel, mais le livre ne verra jamais le jour. Ses agents de l'époque, Otto Penzler de Mysterious Press et Nat Sobel, le convaincront de réécrire American Death Trip, livre complètement fou, qui donnera finalement Lune Sanglante. C'est à partir de ce moment que débute la série des Lloyd Hopkins (1984 - 1986), et au-delà, le commencement de sa carrière littéraire. James Ellroy décide d'abandonner le personnage de Llyod Hopkins, trop encombrant à ses yeux.

Il publie en 1986 Un tueur sur la route qui est le récit à la première personne du parcours d'un "serial killer". Cet ouvrage est devenu une des références majeures des écoles de formation de policiers tant il décrit avec précision la psychologie de la majeure partie des tueurs en série.

Il se lance dans l'écriture du livre qui lui fera connaître la célébrité : Le Dahlia Noir, une Å“uvre de fiction basée sur une histoire vraie du Los Angeles des années quarante, le meurtre le plus sanglant et le plus sadique qu'ait connu la ville. Meurtre d'une jeune starlette, Elizabeth Short, qui a été surnommée le Le Dahlia noir par un journaliste, en référence au Dahlia Bleu, film de série B de l'époque avec Veronica Lake. L'affaire du Dahlia Noir n'a jamais été résolue. James Ellroy a utilisé ce fait-divers pour commencer à exorciser le souvenir du meurtre de sa propre mère. Il a découvert cette histoire dans un livre que son père lui avait offert pour ses dix ans, quelques mois avant le meurtre de sa mère, le livre s'intitulant "The Badge" de Jack Webb, lequel a été quarante ans plus tard, préfacé par Ellroy lui-même. Dans L.A. Confidential, Jack Vincennes est inspiré de Jack Webb, flic vertueux et de droite du LAPD.
Il écrira à la suite trois autres romans ayant pour cadre la ville de Los Angeles dans les années 1940-1950 et pour thème le crime et la corruption. Il s'agit de : Le Grand Nulle Part, L.A. Confidential et White Jazz.

Toujours obsédé par l'histoire de sa mère il va tenter de résoudre, près de 40 ans après les faits, le meurtre de sa mère avec l'aide d'un policier de L.A. à la retraite (Bill Stoner). Ce sera l'occasion pour lui de retracer le parcours de sa mère depuis son enfance de se réconcilier avec elle et avec une part de lui même. Il en écrira le récit dans un livre autobiographique : Ma part d'ombre.

Il se présente comme un ermite vivant en vase clos pour éviter que l'univers de ses romans, qui se passent dans les années 1940 à 1970, soit perturbé par le monde contemporain.
Après avoir fui son Los Angeles natal et vécu à New York, Kansas City, il revient vivre à Los Angeles à partir de 2006. Il se sépare à cette époque d'Helen Knode, journaliste et écrivain, à qui est dédié White Jazz

Underworld USA est le nom de sa dernière trilogie. C'est l'histoire souterraine, version polar d'une noirceur sans égale des Etats Unis du XXe siècle.
Composée de American Tabloïd, publié en 1995, de American Death Trip, publié en 2001, elle se conclut en 2010 avec Underworld USA.

Vous n'avez encore jamais lu ça. Des polars oui, mais pas ça. Vous n'avez encore jamais eu le sentiment de lire l'Amérique, de mieux la comprendre sans pourtant rien saisir, vous n'avez jamais ouvert un livre aussi dense et inextricable, aussi violent et sombre, testamentaire sous bien des aspects, vous n'avez jamais eu sous les yeux pareilles preuves littéraires et fantaisistes, donc tangibles, de la pourriture et du racisme régnant, dans les années 1960, à la Maison-Blanche et dans les couloirs du FBI. Vous n'avez jamais cru possible qu'un jour, dans un livre, puisse être mise en musique, sonnant comme à Carnegie Hall, la grande symphonie pour coke, flingues et trompettes du crime et de la politique - les deux faces du même dollar - avec, en solistes, Richard Nixon (le pourri fondamental) et John Edgar Hoover (le quasi-nazi patron du FBI), un milliardaire aux allures de vampire sanguinaire (Howard Hughes) et une « gouine exhibitionniste » qui « broutait des minous dans des soirées hollywoodiennes », l'actrice Natalie Wood.
Didier Jacob - Bibliobs a propos de la trilogie.




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