Vous pouvez aussi commander par téléphone au 04 72 07 97 44 ou par mail !
(tous les livres que vous voulez, y compris ceux qui n'apparaissent pas sur le site)
Votre panier Votre panier
S'inscrire / S'identifier
Recherche
Accueil   —» Littérature   —» Jeunesse   —» Bd   —» Essais   —» Ovnis   —» Livres électroniques
Vers le site de Transfuge
Retrouvez la sélection du numéro 42 de TRANSFUGE, septembre 2010 sur deslivres.com

Parmi les derniers auteurs référencés

Claudie GallayClaudie Gallay
Née en 1961, Claudie Gallay vit dans le Vaucluse.
Elle a publié aux éditions du Rouergue L’Office des vivants (2000 ; Babel n° 944), Mon amour, ma vie (2002 ; Babel n° 991), Les Années [...]Lire la suite >>
Tous les livres de Claudie Gallay
Les 20 derniers auteurs référencés

Actualités

Après la liste de l'académie Goncourt, la liste du prix Renaudot
Retrouvez tous les ouvrages selectionnés dans la première liste pour le prix Renaudot sur cette page. Lire la suite >>

On aime beaucoup


Le maitre des illusions - Donna TarttLe maitre des illusions
de Donna Tartt
Ajouter au panier Prix éditeur : 7.30 €
Prix deslivres (-5%): 6.93 €
Ajouter au panier

Tous les coups de coeurs



Un repère au hasard


Trois chevaux - Erri De LucaTrois chevaux
de Erri De Luca

Repéré par Amélie Couillaud
Ajouter au panier Prix éditeur : 13.50 €
Prix deslivres (-5%): 12.83 €
Ajouter au panier

Tous les conseils
image deco

Metre en favoris et partager

Courir

De Jean Echenoz
Courir - Jean Echenoz
Paru le : 09/10/2008
Editeur : Minuit
Collection : Romans
Rubrique : Romans Biographies
ISBN :
EAN : 9782707320483
Nb. de pages :
Poids : 180 g
Dimensions : 13.5cm x 18.5cm x 1.3cm

Expédié sous 2 à 8 jours

Courir - Jean Echenoz Agrandir la couverture

Enregistrer dans ma liste de favoris

Autre(s) édition(s) disponible(s) :

Courir
Prix : 21.31 €
Paru le : 2009/03/11
Editeur : Audiolib

Courir
Prix : 16.63 €
Paru le : 2009/02/28
Editeur : De La Loupe

Ajouter au panier Prix éditeur : 13.50 €
Prix deslivres (-5%): 12.83 €
Ajouter au panier
Jean Echenoz

Jean Echenoz


Jean Echenoz, né à Orange en 1947, a d'abord poursuivi ses études dans les villes de Rodez, Digne-les-Bains, Lyon, Aix-en-Provence, Marseille et Paris, où il s'est installé en 1970. Après quelques années d'hésitation, il a publié son premier livre en 1979. À ce jour, il a fait paraître [...]Lire la suite >>

Repéré par Raphaëlle Aviat


On a coutume d’entendre que tout a été écrit déjà, que depuis Shakespeare rien de neuf ne sort plus de l’imaginaire des auteurs. En refermant ce livre-là, Courir, de Jean Echenoz, je me dis que des comme ça, il n’en existait pas avant. Définitivement. Une biographie pareille, [...] Lire la suite >>

Quatrième de couverture Repéré par Raphaëlle Aviat Dans la presse Extrait du livre Présentation de l'auteur

Quatrième de couverture

On a dû insister pour qu'Émile se mette à courir. Mais quand il commence, il ne s'arrête plus. Il ne cesse plus d'accélérer. Voici l'homme qui va courir le plus vite sur la Terre.


Si la vie de Zatopek, une vie de records et de joies ternes, fut composée sur mesure par le régime communiste et étroitement contrôlée, Jean Echenoz inscrit ce portrait en sueur et en muscles dans un flou temporel. Seul compte le regard sur le monde posé par cet ouvrier tombé un peu par hasard dans le sport. Et l'écrivain ironise ; d'une légende il extrait une vie marquée d'autant d'efforts que de hasards de circonstances. Et, l'air de rien, Émile continue d'avancer, jusqu'à ce que « la locomotive » ainsi qu'on le surnomme commence à ralentir. Calquant ses mots sur les pas d'Émile, Jean Echenoz transcende le sport et l'histoire avec une rare intensité narrative."


Haut de page

Repéré par Raphaëlle Aviat

On a coutume d’entendre que tout a été écrit déjà, que depuis Shakespeare rien de neuf ne sort plus de l’imaginaire des auteurs. En refermant ce livre-là, Courir, de Jean Echenoz, je me dis que des comme ça, il n’en existait pas avant. Définitivement. Une biographie pareille, non.
A part Ravel. D’ailleurs, celui-ci est encore tout frais dans nos mémoires. On se souvient du sentiment étrange que nous a procuré le récit menu des coulisses de la vie du compositeur. Ravel acariâtre, Ravel maniaque, Ravel hypocondriaque mais Ravel grandiose… Un destin démesuré pour un homme si petit. On était presque mal à l’aise.
Courir reprend le même procédé. Le sujet cette fois c’est Emil Zapotek, le coureur de fond tchèque des années cinquante dont l’extraordinaire carrière a fait rêver les baby-boomers d’Ouest en Est.
Zapotek est un type tout ce qu’il y a de plus normal. Sauf qu’il court comme personne. La part de génie qui intéresse tant les biographes, Echenoz l’évacue d’emblée. Exit les hypothèses sur les sources du talent, les débats sur l’inné et l’acquis. Ce n’est pas ça qu’Echenoz veut dire.
Bien au contraire. Il n’a de cesse que de pister l’humain là où on n’a vu que le surhomme, de traquer le normal derrière le sensationnel. Une seule question obsède Echenoz l’humaniste. Ce n’est pas « qu’est-ce que ce type à de plus que les autres » mais « qu’a-t-il de commun avec tous les autres ».
Le contexte de la guerre froide, la main mise de l’appareil politique sur sa carrière, sont autant de paramètres qui ont condamné Zapotek à n’être que le jouet d’une époque et d’un système. Car jamais il ne fut maître de son propre destin.
Si vous aimez les livres qui sèment le doute, si vous ne vous vous démontez pas lorsqu’on vous montre l’envers du décor, alors vous apprécierez ce roman-là. Définitivement. Parce qu’il ressemble à aucun autre.


Haut de page

Dans la presse

"Patrick Kéchichian, Le Monde, vendredi 10 octobre 2008

Une course jubilatoire d'Echenoz

A sa façon élégante et joueuse, l'écrivain emboîte le pas du sportif tchèque Emil Zatopek

Patrick Grainville, Le Figaro, jeudi 9 octobre 2008

Courir les mains dans les poches

En 140 pages, le romancier réinvente avec grâce la vie d'Émile Zatopek, le légendaire champion de course à pied."



Haut de page

Extrait du livre

"1

Les Allemands sont entrés en Moravie. Ils y
sont arrivés à cheval, à moto, en voiture, en
camion mais aussi en calèche, suivis d’unités
d’infanterie et de colonnes de ravitaillement, puis
de quelques véhicules semi-chenillés de petit format,
guère plus. Le temps n’est pas venu de voir
de gros panzers Tiger et Panther menés par des
tankistes en uniforme noir, qui sera une couleur
bien pratique pour cacher les taches d’huile.
Quelques Messerschmitt monomoteurs de reconnaissance
de type Taifun survolent cette opération
mais, seulement chargés de s’assurer de haut que
tout se passe tranquillement, ils ne sont même pas
armés. Ce n’est qu’une petite invasion éclair en
douceur, une petite annexion sans faire d’histoires,
ce n’est pas encore la guerre à proprement
parler. C’est juste que les Allemands arrivent et
qu’ils s’installent, c’est tout.
Le haut commandement de l’opération se déplace
en automobiles Horch 901 ou Mercedes 170
dont les vitres arrière, obturées par des rideaux
gris finement plissés, ne laissent pas bien distinguer
les généraux. Plus exposées, les calèches sont
occupées par des officiers moins gradés à long
manteau, haute casquette et croix de fer serrée
sous le menton. Les chevaux sont montés par
d’autres officiers ou remorquent des cuisines de
campagne. Les camions transporteurs de troupes
appartiennent au modèle Opel Blitz et les motos,
des side-cars lourds Zündapp, sont pilotées par
des gendarmes casqués à collier métallique. Tous
ces moyens de transport s’ornent d’oriflammes
rouges à disque blanc contenant cette croix noire
un peu spéciale qu’on ne présente plus, et que les
officiers arborent aussi sur leurs brassards.
Quand tout ce petit monde, il y a six mois, s’est
présenté dans les Sudètes, il a été plutôt bien reçu
par les ressortissants allemands de la région. Mais
à présent, passée la frontière de Bohême-Moravie,
l’accueil est nettement plus froid sous le ciel bas
et plombé. À Prague, le petit monde est entré dans
un silence de pierre et, dans la province morave,
les gens ne sont pas non plus massés au bord des
routes. Ceux qui s’y sont risqués considèrent ce
cortège avec moins de curiosité que de circonspection
sinon de franche antipathie, mais quelque
chose leur dit qu’on ne plaisante pas, que ce n’est
pas le moment de le faire voir.
Émile n’a pas rejoint ces spectateurs car il a
beaucoup d’autres choses à faire. D’abord, ayant
quitté depuis trois ans l’école où sa famille n’avait
pas les moyens de le maintenir, il occupe en usine
un emploi d’apprenti avec lequel on ne plaisante
pas non plus. Puis, quand il sort de l’atelier, il suit
des cours de chimie dans l’idée d’être un jour
autre chose qu’apprenti. Enfin, quand il a le temps
de rentrer chez lui, il donne un coup de main à
son père dans le jardin qui n’est pas un jardin
d’agrément, qui est l’endroit où l’on doit faire
pousser ce qu’on mange, point sur lequel on plaisante
encore moins. Émile a dix-sept ans, c’est un
grand garçon blond au visage en triangle, assez
beau, assez calme et qui sourit tout le temps, et
l’on voit alors ses grandes dents. Ses yeux sont
clairs et sa voix haut perchée, sa peau très blanche
est de celles qui redoutent le soleil. Mais de soleil,
aujourd’hui, point.

2

Entrés en Moravie, les Allemands s’y établissent
donc et occupent Ostrava, ville de charbon et
d’acier près de laquelle Émile est né et où prospèrent
des industries dont les plus importantes,
Tatra et Bata, proposent toutes deux un moyen
d’avancer : la voiture ou la chaussure. Tatra
conçoit de très belles automobiles très coûteuses,
Bata produit des souliers pas trop mal pas trop
chers. On entre chez l’une ou l’autre quand on
cherche du travail. Émile s’est retrouvé à l’usine
Bata de Zlin, à cent kilomètres au sud d’Ostrava.
Il est interne à l’école professionnelle et petite
main dans le département du caoutchouc, que
tout le monde aime mieux éviter tant il pue. L’atelier
où on l’a d’abord placé produit chaque jour
deux mille deux cents paires de chaussures de
tennis à semelles de crêpe, et le premier travail
d’Émile a consisté à égaliser ces semelles avec une
roue dentée. Mais les cadences étaient redoutables,
l’air irrespirable, le rythme trop rapide, la
moindre imperfection punie par une amende, le
plus petit retard décompté sur son déjà maigre
salaire, rapidement il n’y est plus arrivé. On l’a
donc changé de poste pour l’affecter à la préparation
des formes où ce n’est pas moins pénible
mais ça sent moins mauvais, il tient le coup.
Tout cela dure un moment puis ça s’arrange un
peu. À force d’étudier tant qu’il peut, Émile est
affecté à l’Institut chimique et là c’est plutôt
mieux. Même s’il ne s’agit que de préparer de la
cellulose dans un hangar glacial bourré de bonbonnes
d’acide, Émile trouve ça beaucoup mieux.
Certes il préférerait, en laboratoire, participer à
l’amélioration de la viscose ou au développement
de la soie artificielle, mais il manifeste en attendant
que ça lui plaît bien. Ça lui plaît tant que
l’ingénieur en chef, content de lui, l’encourage à
suivre les cours du soir de l’École supérieure. Une
bonne petite carrière de chimiste tchèque se dessine
lentement.
"



Haut de page

Présentation de l'auteur

Jean EchenozJean Echenoz, né à Orange en 1947, a d'abord poursuivi ses études dans les villes de Rodez, Digne-les-Bains, Lyon, Aix-en-Provence, Marseille et Paris, où il s'est installé en 1970. Après quelques années d'hésitation, il a publié son premier livre en 1979. À ce jour, il a fait paraître huit romans et reçu une dizaine de prix littéraires, dont le prix Médicis 1983 pour Cherokee et le prix Goncourt 1999 pour Je m'en vais.



Haut de page

Accueil   •   Littérature   •   Jeunesse   •   Bd   •   Essais   •   Ovnis
CGV | Frais de port & livraison | La librairie | L'équipe | Nous contacter | plan du site | mentions légales

©2009 www.deslivres.com - 12 Place du Lieutenant Tom Morel - 69001 Lyon - Tel : 04 72 07 97 44
Sarl au capital de 16 123 Euros SIRET : 510 613 375 00011 NAF : 4761Z