Elles
De J.B. Pontalis
Paru le : 09/10/2008
Editeur : Gallimard
Collection : Folio
Rubrique : Nouvelles
ISBN :
EAN : 9782070358823
Nb. de pages :
Poids : 132 g
Dimensions : 10.8cm x 17.9cm x 1.3cm
Expédié sous 2 à 8 jours
Agrandir la couvertureEnregistrer dans ma liste de favoris
Autre(s) édition(s) disponible(s) :
EllesPrix : 14.73 €
Paru le : 2007/04/27
Editeur : Gallimard
Quatrième de couverture
Celle qui échappe, celle qui s'accroche, les passantes, les étrangères, les séductrices, les séduisantes, Nausicaa, la Gradiva, Mademoiselle Albertine, Madame de S., la femme de Putiphar, Lady Chatterley, la sultane, la recluse, l'éplorée, l'inconnue.Passions dévorantes, chastes amours, séparations, déclins. Une succession de courts récits qui se font écho et qui disent tous le bonheur et la douleur d'aimer.
Haut de page
Dans la presse
Comme dans le livre précédent (Frère du précédent), Pontalis a réuni ici une quarantaine de textes très courts. Cette fois, il ne s'agit pas des relations entre frères, mais entre hommes et femmes. Le titre de ce livre est Elles, il y a donc des «elles», et autant de «ils», il s'agit d'histoires d'amour. Elles aurait aussi bien pu s'appeler Ils, ou même Il. Les «elles» dont il est question sont des personnages littéraires et mythologiques Lady Chatterley, Nausicaa, Albertine... et des femmes réelles, qui ont traversé la vie de l'auteur, ou celles d'hommes qui sont des miroirs pour lui...S'il y avait un leitmotiv à reconnaître dans ce livre, ce serait sans doute celui-là : la femme reste toujours ce qui échappe à l'homme, à moins qu'il ne préfère la fuir.
Natalie Levisalles - Libération du 14 juin 2007
Et son matériau ? Des histoires qu'il a vécues, entendues ou lues. Son dernier ouvrage ne porte-t-il pas la mention «récits», le pluriel révélant les origines multiples ? C'est sans doute pour cela qu'il aime les rencontres et que ses textes sont emplis de références littéraires et cinématographiques, à l'instar d'Elles où il évoque aussi bien un amour adolescent pour une jeune fille que de nombreuses héroïnes de romans ou de films. Du coup, il est difficile de discerner la réalité de la fiction. Et, visiblement, il s'en amuse. Où est le vrai ? Où est le faux ? Est-ce un roman ou un récit ? «L'un et l'autre», répond-t-il en insistant sur le «et», et en rappelant le titre de la collection qu'il anime chez Gallimard. Il aime brouiller les pistes. Son prénom, par exemple, qu'il a rebaptisé en deux lettres, signant toujours «J.-B.», si bien que des journalistes le comprennent comme ils le peuvent : c'est ainsi que dans un long entretien paru dans un grand hebdomadaire il se retrouve baptisé en Jean-Baptiste, dans un autre c'était Jean-Bernard... La vérité ? C'est Jean-Bertrand. Mais tout le monde a adopté J.-B.
Mohammed Aïssaoui - Le Monde du 22 juin 2007
Haut de page
Extrait du livre
Mon cinémaMicheline Presle, follement amoureuse, tout sauf diabolique dans Le Diable au corps. Et dans la scène du bal du 14 juillet 1914 dans le film d'Abel Gance un peu trop «mélo» quand même, Paradis perdu.
Paulette Godard, courant dans la rue, chipant des bananes, sa petite robe noire déchirée (Les Temps modernes de Chaplin).
Katharine Hepburn, pour sa vivacité, son ironie, mais un corps trop anguleux, une voix de tête, dommage.
Cyd Charisse, ses longues jambes, si longues qui ravissent tous les hommes (tous, c'est ce qui m'embête).
Romy Schneider, ses yeux qui sourient, son immense tristesse à peine cachée.
Mireille Balin, bien oubliée aujourd'hui, la femme fatale qui fit tant souffrir «Gueule d'amour», Jean Gabin, le beau spahi, quand il n'est plus qu'un civil ordinaire.
Anouk Aimée, inoubliable Lola de Nantes.
Kim Novak dans Picnic, je ne sais plus pourquoi mais j'ai retrouvé son visage dans celui de L. que j'ai aimée et perdue.
Ginette Leclerc, un rien vulgaire, Viviane Romance, sensuelle, Arletty, moqueuse, quand elles enfilent ou retirent leurs bas de soie.
Suzy Delair, délurée mais bonne fille, et enjôleuse quand elle chante : «Danse avec moi, profitons de l'accord qui règne entre nos corps...» Un piètre danseur prend sa revanche avec les slows.
Simone Simon, sauvageonne dans Lac aux dames et perverse dans La Bête humaine.
Danielle Darrieux pour la chanson qu'il m'arrive encore de fredonner : «Ah ! qu'il doit être doux et troublant, l'instant du premier rendez-vous...» (Premier rendez-vous est le titre du film d'Henri Decoin, d'une rare niaiserie.)
Maria Schell, ses yeux clairs, mais trop sainte femme, trop victime dans Gervaise.
Andie MacDowell dans Quatre mariages et un enterrement. Un rêve : avoir eu la chance de Hugh Grant.
Haut de page
Présentation de l'auteur
Né le 15 janvier 1924, Jean Bertrand Pontalis a fait ses études secondaires au lycée Pasteur et supérieures au Lycée Henri-IV et à la Sorbonne. En 1945, il a obtenu son Diplôme d’études supérieures en philosophie avec un travail sur Spinoza. Elève de Jean-Paul Sartre, il a collaboré à la revue Les Temps Modernes (1946- 1948) et a été reçu à l’agrégation de philosophie. Dès lors sa carrière professorale le conduira à enseigner successivement aux lycées d’Alexandrie (1948-1949), Nice (1949-1951) et Orléans (1951-1952). Avec le soutien du philosophe Maurice Merleau-Ponty, il fait son entrée au CNRS tout en poursuivant une analyse didactique avec Jacques Lacan. Aux alentours de 1960, avec Jean Laplanche, sous la direction de Daniel Lagache, il entreprend l’important travail qui aboutira, en 1967, au Vocabulaire de la psychanalyse, qui a connu un grand succès en France et à l’étranger, ayant fait l'objet de nombreuses traductions.Pour un temps, il est proche des idées de Lacan dont il se séparera plus tard pour, en 1964, participer à la fondation de l'Association Psychanalytique de France; il crée alors aussi la Nouvelle Revue de Psychanalyse (nouvelle, en relation à la Revue Française de Psychanalyse). Cette même année, il devient membre du Comité de direction de la revue Les Temps Modernes et commence son enseignement à l’École pratique des hautes études.
Il publie des romans à partir des années 80, et son œuvre littéraire est indissociable de son œuvre psychanalytique.
À ce propos, Pontalis a écrit: « il existe une analogie évidente entre la psychanalyse et la littérature. Nous y voyons à l’œuvre, sans doute par des voies différentes, […] le même postulat : être, pour la première fois, entendu, reconnu, […], et dans le même mouvement, craindre d’être absorbé par la pensée et par le langage. »
- La page de J.B. Pontalis sur deslivres.com
- Tous les livres de J.B. Pontalis , rubrique librairie
- Tous les livres de J.B. Pontalis dans la librairie
Haut de page




